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Reprendre un hôtel

Dans un marché actuellement porteur, la reprise d'un hôtel est une option séduisante. Moins hasardeuse que la création pure, elle réclame toutefois rigueur et professionnalisme, l'hôtelier indépendant devant composer avec la concurrence des nombreuses chaînes.

Reprendre un hôtel

© Elenathewise - Fotolia

L'hôtellerie française se porte bien. Selon la dernière enquête menée par l'Insee- DGCIS, tous les indicateurs sont au vert, portant la tendance à la hausse. Hausse du taux d'occupation (80 % en moyenne) mais également hausse du revenu moyen par chambre disponible. Une croissance partagée par l'ensemble de l'Hexagone.

Dans ce contexte économique favorable, les hôteliers se frottent les mains et les candidats n'hésitent plus à se lancer dans l'aventure, la reprise constituant l'un de leurs terrains de jeu favoris. Et pour cause ! « Le taux de pérennité au bout de trois ans atteint 73 % pour les reprises contre 62 % pour les créations », avance l'Agence pour la création d'entreprises (APCE). Reste qu'à l'instar de toute entreprise, reprendre les rênes d'un établissement hôtelier nécessite d'en maîtriser certains codes.

Reprise moins risquée

>Réputée moins contraignante et également moins risquée, la reprise d'un établissement hôtelier séduit chaque année un nombre grandissant de candidats. « Le repreneur bénéficie d'un outil de travail opérationnel, d'un personnel formé et d'une clientèle acquise. Il n'a pas à subir la longue et périlleuse montée en puissance de l'activité d'une création avec tous ses aléas. Il bénéficie également d'un chiffre d'affaires et donc d'un revenu généré par l'activité », explique l'APCE.

Reprendre un hôtel

© Brit Hôtel Restaurant

Des propos tempérés par Gérard Guy, président général de la Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie (CPIH) qui mesure chaque jour les difficultés rencontrées par les intéressés sur le terrain. « Il y a beaucoup de candidats à la reprise mais peu d'élus. La question du financement constitue toujours un véritable écueil. D'une part parce que les banques réclament un apport considérable, de l'ordre de 50 %, d'autre part parce que la profession souffre du peu de crédibilité accordée par ces mêmes établissements.

Mieux vaut donc pouvoir faire montre d'un grand professionnalisme pour s'attirer les faveurs des établissements financiers. Car les trois jours de formation dispensés dans le cadre du permis d'exploitation sont largement insuffisants au regard de l'étendue des connaissances à maîtriser. » Pour y pallier, les intéressés auront tout intérêt à se tourner vers des réseaux d'accueil des porteurs de projet qui ont mis en place de nombreux stages et des formations à la reprise. Renseignez-vous !

L'emplacement adéquat

Pour être rentable, un hôtel doit fonctionner toute l'année. L'emplacement reste incontestablement l'une des clés du succès de votre petite entreprise. Tenez compte de la proximité ou non du centre-ville ou d'un axe routier important, mais également du cadre et du profil de la clientèle (affaires tourisme) de même que du potentiel de développement du secteur. Consultez à ce sujet les comités départementaux et locaux du tourisme et la Chambre de commerce et d'industrie locale.

Reprendre un hôtel

© Brit Hôtel Restaurant

Autre sujet de réflexion, celui de reprendre un hôtel doté ou non d'un restaurant. Excepté pour les grandes agglomérations où la clientèle préfère prendre les repas à l'extérieur, proposer le couvert s'avère souvent un bon calcul. Un restaurant représente une valeur ajoutée, notamment pour l'organisation de mariages ou de séminaires. Cette configuration exige toutefois davantage d'implication de la part du repreneur comme du personnel. Avant de vous engager, ne faites pas l'impasse sur une sérieuse étude de marché.

Se faire connaître

Afin d'obtenir un taux de remplissage satisfaisant, une seule solution : communiquer. Pour concurrencer les chaînes intégrées et leur système de réservation efficace, il paraît indispensable de posséder un site Internet référencé avec si possible un service de réservation en ligne. Si la tâche vous paraît ardue, vous pouvez trouver aide et conseil auprès des Chambres de commerce et d'industrie. Ne négligez pas le budget dévolu à la publicité (affichage, dépliants, inscriptions dans les guides touristiques, mailings), conséquent la première année.

Faites-vous connaître auprès des prescripteurs locaux comme les offices du tourisme. Et efforcez-vous d'être présent sur le terrain : « si vous êtes établi sur une zone industrielle, tenez-vous régulièrement au courant des arrivées de nouvelles entreprises auprès desquelles vous vous ferez connaître ». Si la capacité de l'hôtel le permet, n'hésitez pas à vous tourner vers des prestataires de services comme les agences de voyages dont la rétribution se fait par commission (généralement 8 à 10 % du prix de la chambre) ou par cotisation annuelle.

Pour vous aider

  • L' Agence pour la création d'entreprises (APCE)
    14, rue Delambre, 75682 Paris Cedex 14, 01 42 18 58 58, www.apce.com
  • Le Syndicat national des hôteliers, restaurateurs, cafetiers et traiteurs (Synhorcat)
    4, rue de Gramont, 75002 Paris, 01 42 96 60 75, www.synhorcat.com
  • La Confédération des professionnels indépendants de l'hôtellerie (CPIH)
    2/4, rue Barye, 75017 Paris, 01 47 66 70 00, www.cpih-france.com
A. Martinat © bureaux-commerces.com - 15 févr. 2011 - Contacter la rédaction

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