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Un travail de pro
Avec l’externalisation croissante des services de propreté, le secteur a le vent en poupe.
Un aspirateur, quelques produits d’entretien, de l’huile de coude et une
volonté sans faille… Voilà ce qu’il a fallu à Dominique Teixeira pour devenir en
quelques années un jeune chef d’entreprise à la tête d’une florissante petite
entreprise de propreté de dix salariés. Et il n’est pas le seul à s’être lancé
dans l’aventure du ménage. Loin s’en faut. Aujourd’hui le secteur de la propreté
et des services associés compte quinze mille entreprises qui réalisent plus de
7,8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et emploient trois cent quatre-
vingt-cinq mille salariés. Et leurs courbes de développement sont clairement
pointées vers le haut. En cause : l’externalisation croissante des services de
propreté. Particuliers ou entreprises souhaitent de plus en plus confi er le
nettoyage à des professionnels accomplis pour se recentrer sur des activités
qu’ils jugent indispensables. Et la tendance n’a pas fini de s’intensifier. Pour
preuve, alors que le secteur a créé près de cent trente mille emplois ces dix
dernières années, plus de dix-huit mille postes restent à pourvoir d’ici fi n
2007.
Formations académiques Le secteur de la propreté
et des Pour en savoir plus services associés a mis en place une filière
diplômante complète avec le ministère de l’Éducation nationale et le ministère
des Affaires sociales :
- CAP maintenance et hygiène des locaux
- BEP métiers de l’hygiène, de la propreté et de l’environnement*
- Bac pro hygiène et environnement
- BTS hygiène, propreté et environnement
- BTS force de vente orientation propreté
- Titre homologué niveau 2 (Bac+3/4) responsable de service hygiène et propreté
- Titre homologué niveau 1 (Bac +5) manager du développement du multiservice associé à la propreté.
La formation se réalise à travers deux dispositifs complémentaires en
apprentissage au sein de l’un des sept CFA Propreté créés par la profession et
au sein des quelque cent cinquante lycées professionnels partenaires.
Le bouche à oreille
Les compétences à réunir pour exercer cette activité ? Indéniablement avoir
le sens du contact et de l’accueil et ne pas hésiter à « enfoncer les portes »
car la réussite passe avant tout par la constitution d’un bon carnet d’adresses
(confrères, syndic, commerçants, gardiens). Privilégiez les villes ou régions à
fort pouvoir d’achat et, côté publicité, optez de préférence pour les véhicules
utilitaires. « 90 % de ma clientèle provient du bouche à oreille », confi e M.
Teixeira. Il est également conseillé de choisir plusieurs créneaux plutôt qu’un
seul, en gardant quelques domaines phares. Par ailleurs, quelle que soit votre
spécialité, ne négligez pas les divers salons professionnels. « C’est le
meilleur moyen d’être toujours performant sur un marché à la technicité
grandissante », souligne Dominique Teixeira.
Un milieu qui se professionnalise
Cela fait maintenant dix-huit ans que DominiqueTeixeira officie dans le secteur du nettoyage.
Si une grande majorité d’entrepreneurs présents sur le circuit depuis
quelques années avouent avoir démarré sans aucune qualification, le mouvement
tend à s’inverser depuis peu. Il est vrai que ce type d’emploi permet
l’intégration de personnes souvent de faible niveau initial (le secteur de la
propreté compte une part très importante de personnes sans diplôme, 63,2 %
contre 29,1 % dans l’ensemble de l’économie). Pourtant, sous l’impulsion de la
Fédération de propreté et services associés, les différentes entreprises sont de
plus en plus nombreuses à s’engager dans une démarche qualité et multiplient les
efforts de formation. « Le capital humain est le variable clé par le biais
duquel les entreprises forgent leur propre réputation », confirme D. Teixeira.
Au total, les entreprises du secteur investissent chaque année 50 millions
d’euros pour la formation des salariés et l’intégration des jeunes. Une
politique ambitieuse dont les résultats s’avèrent toutefois à la hauteur puisque
entre 2002 et 2005, les entreprises de plus de dix salariés ont augmenté de 40 %
le nombre de salariés en formation. Par ailleurs, pour accompagner effi cacement
ce développement, certains n’hésitent pas à se tourner vers une démarche
spécifique, en partenariat avec la Chambre des métiers et du commerce, leur
permettant « de mettre au point une gestion des ressources humaines et des
compétences plus structurée et anticipatrice », résume la Fédération des
entreprises de propreté et services associés. À la faveur d’un diagnostic mené
au sein de l’entreprise, chacun peut ainsi repérer les axes possibles
d’amélioration et prendre les décisions qui s’imposent. « Une initiative dont
les retombées s’apprécient rapidement en l’espace de quelques mois », précise
Dominique Teixeira.
Vers des activités multiservices
Avec le rythme de vie trépidant auquel doivent faire face de nombreuses
familles et une population vieillissante et de plus en plus dépendante, le
marché des services à la personne réserve de belles perspectives d’avenir. Selon
des chiffres communiqués par le Syema (Syndicat de l’entretien de la maison), 47
% des femmes aspirent à se dégager au maximum des tâches ménagères ; d’ailleurs
14 % des ménages français ont recours à un service d’entretien de la maison, et
à terme 30 % des foyers pourraient être concernés. Une conjoncture qui incite
nombre d’entreprises de propreté à se positionner sur ce marché en pleine
éclosion. Dans cette perspective, Dominique Teixeira s’est déjà adjoint la
collaboration de deux peintres de métier et d’un plombier et ne devrait pas
s’arrêter en si bon chemin. « La demande de services porte principalement sur
les gardes d’enfant et l’entretien de la maison. Ces deux créneaux sont les plus
prometteurs », précise-t-il. En revanche, le travail avec des particuliers
requiert une approche plus spécifi que avec notamment un sens du relationnel que
ne possèdent pas forcément tous les salariés des entreprises de propreté
aujourd’hui. Une diffi culté allègrement surmontée par notre jeune chef
d’entreprise qui bénéficie de la Charte Qualité Service. Renouvelable tous les
ans, elle atteste du sérieux du prestataire de services et d’une qualité
d’écoute et d’accueil du client. « Car la différence ne se fait pas seulement
sur le prix mais davantage sur la qualité », conclut D. Teixeira. Tout reste
donc à imaginer en matière de services à la personne...
Pour en savoir plus
- www.propenet.com
- www.proprete-services-associes.com
- www.faf-proprete.fr
- www.inhni.com
- www.qualipropre.org
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