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Nouveau souffle
« La climatisation est un élément de confort qui permet de fidéliser la clientèle », explique Michel Raimbaud, chargé marketing produits de la société Daikin.
«Hier encore considérée comme une installation luxueuse, la climatisation
est en passe de se démocratiser. La montée des énergies fossiles et les
différents épisodes de canicule ont vu éclore un changement de mentalités
», explique Michel Rambaud, chargé marketing produit chez Daikin. Les
systèmes de climatisation ont désormais le vent en poupe et font une apparition
remarquée dans tous les commerces de proximité. Difficile en effet d’imaginer
une enseigne de prêt-à-porter ou d’épicerie fine affichant une température
intérieure qui avoisinerait les 30°. Il en va tout simplement du confort des
collaborateurs mais aussi des clients. Et pour cause ! Un client qui reste dans
un magasin et qui se sent bien est avant tout un client qui consomme ! Notre
professionnel est formel : « une bonne installation est sans nul doute un
des facteurs de réussite d’un magasin quel qu’il soit ».
Par ailleurs, les commerces sont parfois lourdement équipés pour mettre en
valeur la marchandise et utilisent intensivement les lampes halogènes. Quant aux
bureaux, les écrans d’ordinateur sont des sources internes de chaleur qui
s’additionnent bien souvent à un environnement de moindre qualité (grandes baies
vitrées, exposition plein sud). La climatisation offre alors une réfrigération
salvatrice et une constatation s’impose, le bienêtre des collaborateurs
rejaillit directement sur la productivité en éliminant énervement et fatigue dus
aux grosses chaleurs. Sans compter qu’elle constitue un excellent bouclier
contre la pollution extérieure. De nombreux atouts, une installation ne
nécessitant pas de lourds travaux, des éléments compacts, suffisamment
esthétiques et discrets pour s’intégrer dans tous les environnements, voilà
quelques raisons suffi santes pour sauter le pas. D’autant que « le confort
tire vers le haut votre image de marque et le soin que vous apportez à la
clientèle », conclut Michel Rambaud.
Exiger un devis N’hésitez pas à faire appel à plusieurs
installateurs pour confronter leurs devis. Chacun doit inclure un bilan
thermique et technique (qui déterminera la puissance du climatiseur dont vous
avez besoin), un descriptif des équipements, le coût de l’installation du
service après-vente et de la maintenance. Pensez également à souscrire un
contrat d’entretien. À noter que de plus en plus d’unités sont désormais
équipées d’un système autonettoyant qui élimine les impuretés du filtre.
Des critères décisifs
Mais reconnaissons-le, face à une offre variée, il n’est pas aisé de faire
son choix. À air ou à eau, classique ou réversible, monobloc ou split, de type
Inverter ou DRV… toute la difficulté est de trouver l’appareil adapté aux
besoins spécifi ques des locaux et de leur activité. « Certains paramètres
doivent impérativement orienter votre décision », précise M. Rambaud. Le cahier
des charges devra par exemple tenir compte des apports internes de chaleur, du
rythme de fréquentation du lieu (un magasin de prêt-à-porter verra sa clientèle
augmenter considérablement lors des week-ends), de l’isolation thermique, du
niveau d’exposition au soleil et de la gestion des fl ux d’air. Une dernière
condition qui, mal maîtrisée, est souvent à l’origine de ces courants d’air
froid si désagréables. Pour un confort optimal, préférez les systèmes en version
gainable, plafonnier ou cassette. L’appareil souffl e alors l’air à fl eur de
plafond qui se répartit ensuite harmonieusement le long des baies vitrées ou des
parois sans incommoder ni le personnel ni la clientèle.
Quelle installation ?
Une climatisation repose sur la filtration et le transfert de la chaleur d’un
point à un autre. Le climatiseur va absorber la chaleur de la pièce et l’évacuer
vers l’extérieur au moyen d’un fluide frigorigène qui circule en circuit fermé
entre une unité intérieure (évaporateur) et une unité extérieure (condenseur).
L’air ainsi rafraîchi est diffusé dans la pièce par l’unité intérieure grâce à
un ventilateur intégré. Dans la grande famille des climatiseurs, les systèmes
mobiles, légers et polyvalents sont de faible encombrement mais n’apportent
qu’un confort ponctuel pour une puissance frigorifique de 2 à 3 kW maxi. Qu’ils
soient monoblocs, intégrant à la fois condenseur, évaporateur et compresseur
(dans ce cas une gaine devra passer à l’extérieur pour évacuer l’eau condensée)
ou split (le caisson monobloc sur roulettes est relié à une unité extérieure par
des tuyauteries souples), ils présentent peu de contraintes d’utilisation et
peuvent aisément passer d’une pièce à l’autre. Certains disposent d’une fonction
chauffage soit par le biais d’une résistance électrique, auquel cas ils
présentent les mêmes faiblesses qu’un convecteur électrique, soit par
réversibilité. En version fixe, c’est la catégorie qui offre le plus grand
choix d’appareils, de puissances et de niveaux d’équipement. Peu encombrante,
l’unité intérieure se pose au sol, se fixe au mur ou au plafond, voire dans un
angle. Elle est reliée au bloc extérieur par une liaison de petits tubes
frigorifiques et d’un câble électrique. Le split système fixe bénéficie des
dernières avancées technologiques : programmation par télécommande, contrôle
électronique et régulé de la température. Les chauds et froids sont ainsi
évités, ce qui permet une économie d’énergie d’environ 30 %. À noter que la
configuration multisplit est la mieux adaptée si l’on doit climatiser plusieurs
bureaux. Dans ce cas l’unité extérieure est reliée à quatre, cinq ou six unités
intérieures, ce qui permet de gérer individuellement la température de chaque
pièce (on compte un circuit par unité intérieure). « Mais le système qui reste
le plus couramment utilisé dans le secteur du petit tertiaire, c’est le système
twin, triple ou double twin », reconnaît M. Rambaud. Le groupe extérieur est
alors raccordé aux différentes installations internes par l’intermédiaire d’un
seul et même circuit. Si une telle installation engendre des coûts moins élevés
que pour le multisplit, en revanche, la température obtenue est la même pour
toutes les pièces. Comme pour certains monoblocs, il est possible d’opter pour
un split à condensation par air ou par eau. C’est une solution tout indiquée
pour les très grandes surfaces car le système monte en puissance très
rapidement. On parle alors de gigawatts. Enfin la climatisation centralisée est
la plus confortable concernant des bureaux ou commerces qui s’étendent sur
plusieurs étages. La technique dérivée des grandes plate-formes permet de
redistribuer l’air via un réseau de gaines sur 200 à 250 m2.
Aux normes Les climatiseurs utilisent généralement un
fl uide frigorifi que (fréon) circulant à l’intérieur d’un circuit fermé et
étanche. Particulièrement nocif pour l’environnement et la couche d’ozone, il
est soumis à une réglementation des plus strictes. Seuls les fl uides dits
verts, le R410a et R407C sont autorisés depuis le 1er janvier 2004.
Question coût
« Il est extrêmement difficile de parler de prix moyen compte tenu de la
diversité des équipements et des conditions de mises en oeuvre », mentionne M.
Rambaud. La fourchette est extrêmement large, il est possible de trouver des
splits à partir de 500 € en rafraîchissement seul et de 3 000 € pour un
multisplit. Les systèmes réversibles, qui disposent d’une fonction chauffage,
plus chers à l’achat d’environ 10 %, vous permettent cependant d’économiser
jusqu’à 50 % d’énergie sur votre consommation de chauffage. Ce n’est pas un
hasard si en France plus de la moitié des climatiseurs vendus sont réversibles.
Le principe est simple, le mode de fonctionnement est inversé, il puise la
chaleur de l’air extérieur pour la démultiplier et la restituer à l’intérieur de
la pièce. Il faut savoir que pour un kilowattheure consommé, vous avez
l’équivalent de 3 kW de chauffage. L’économie de chauffage réalisée paiera ainsi
le coût de rafraîchissement en été.
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