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Réussir votre communication
© Marc Loiseau
L'essentiel reste d'attirer l'attention. Souvent,les bars-tabacs insistent sur le changement de propriétaire
Plus que quelques jours avant l'ouverture de votre nouvelle affaire. Comme
toute naissance, c'est un moment qui doit se préparer et s'annoncer. Vous devez
en effet vous faire connaître pour installer votre enseigne et la positionner
sur le créneau marketing que vous aurez choisi (haut de gamme, tradition,
tendance, etc.). Autre point important : en général, les résultats d'une
campagne de communication ne sont pas immédiats. Vous avez donc intérêt à cibler
juste pour éviter les dépenses inutiles. Enfi n, l'opération devra s'inscrire
dans la durée et se renouveler périodiquement en utilisant les moyens mis à
votre disposition : presse, spots sur les radios locales, prospectus, encarts
publicitaires dans la presse, affi chage, Internet, etc. À noter : En général,
les frais liés à la communication doivent représenter environ 5 % du chiffre
d'affaires.
Bonne presse
En matière de communication, la presse fait montre d'une effi cacité
certaine. À condition de bien choisir le titre en fonction de votre activité.
Trois critères sont à prendre en compte : les dates de bouclage et de parution.
Éloignées dans la presse spécialisée, elles sont très rapprochées dans la presse
quotidienne régionale ou nationale. Faites ensuite la balance entre le prix de
l'encart, le tirage et le lectorat. La presse régionale est un bon véhicule pour
une cible tous âges et toutes catégories sociales. Les journaux spécialisés,
eux, sont à réserver à des produits très ciblés, à condition qu'ils soient bien
distribués et lus sur la zone de couverture envisagée. Votre chambre de commerce
ou votre chambre des métiers vous fourniront de précieux conseils. Troisième
critère : l'emplacement de votre publicité. Il est décisif : « dans la presse
régionale, la rubrique nécrologique et le carnet rose sont souvent ce que lisent
en premier les gens du cru. Mieux vaut choisir cet endroit que les pages
régionales, souvent plus chères », signale un consultant spécialisé. Une piste à
ne pas négliger : les journaux municipaux. Sur quatre particuliers qui les
reçoivent, trois les lisent. Côté coût, les tarifs varient selon les supports.
N'hésitez pas à contacter les journaux, ils vous renseigneront sans
problème.
Tracts et prospectus
Le mailing constitue un bon moyen de toucher les consommateurs pour un prix
somme toute abordable. Un recto-verso tiré à 20 000 exemplaires revient à moins
de 2 000 € envoi compris. Mais l'impact ne dure que huit à dix jours à compter
de la réception. Alors gardez les pieds sur terre : « si la notoriété n'est pas
encore installée, le commerçant risque de ne pas être reconnu à travers son
mailing », explique un professionnel de la communication. Autre écueil : le
mailing a aujourd'hui perdu de l'effi cacité. Nos boîtes aux lettres sont en
effet envahies de prospectus que nous ne lisons plus. En outre, des campagnes de
type « Stop pub » se développent. La distribution de tracts dans la rue
constitue une alternative effi cace au mailing. Notamment pour toucher une
clientèle de proximité. Ceux qui les distribueront devront toutefois attirer
l'attention des passants tout en se montrant souriants et accueillants. Certains
n'hésitent pas à faire des mini-spectacles pour marquer les esprits. Étudiez
bien le message que vous souhaitez faire passer. Vous pouvez par exemple inviter
le public à venir visiter votre boutique avec en bonus de petits cadeaux de
bienvenue (stylos, agendas, cartes de fidélité, etc.). Selon votre budget,
adressez-vous à une agence d'hôtesses, employez des étudiants, voire votre
famille et vos amis. Si vous êtes implanté dans un quartier de bureaux, faites
le tour des comités d'entreprise. Et proposez par exemple une promotion
temporaire sur tel ou tel produit. Conseil : pour minimiser les frais, négociez
une aide fi nancière et/ou matérielle avec vos fournisseurs.
Des commerçants témoignent
Pour se faire connaître, certains commerçants font feu de tout bois. « J'ai créé un
site marchant sur le site portail d'une grande librairie en ligne », explique Georges
Riard, qui a repris une librairie-papeterie presse dans le XVe arrondissement de
Paris. « J'ai également fait distribuer des tracts dans les boîtes aux lettres du quartier
et j'ai passé une annonce dans le journal de la mairie de l'arrondissement. Une
politique gagnante. » D'autres sont plus circonspects quant à la communication. « J'ai
fait distribuer des prospectus dans la rue et j'ai adressé des mailings à des comités
d'entreprise », témoigne Jean-Pierre Descaves, caviste dans le XVIIe arrondissement de
Paris. « Certes, j'ai gagné des clients. Mais pour installer et accroître une renommée,
une excellente connaissance des produits, une qualité de premier ordre, des prix
attractifs mais aussi un sens poussé de l'accueil, du dialogue et du service restent
indispensables. »
En haut de l'affiche
L'affichage reste un grand classique pour se faire connaître. Mais attention
: ce type de communication est encadré par de nombreux règlements. Ainsi, chaque
commune possède le sien concernant l'affichage public. Sans l'autorisation des
services ad hoc, vous ne pourrez pas lancer une campagne d'affi chage, aussi
modeste soit-elle, sur la voie publique. Attention également au coût. Pour une
semaine de présence, comptez dans les 20 000 € pour un panneau de quatre mètres
sur trois pendant une semaine dans une ville moyenne ; de 2 000 à 75 000 € sur
un bus dans la plupart des villes moyennes. Pour 13 000 €, avec la moitié des
bus de la ville de Rennes comme support, le propriétaire d'une boutique de
prêtà- porter pour enfants a choisi d'annoncer des promotions. Ce genre de
campagne génère incontestablement du trafi c mais n'est pas accessible à tous
les commerçants. Dans les zones rurales, on peut louer un panneau à l'année sur
une départementale à l'approche d'une petite ville. Il vous en coûtera 4 000 €
environ. PAR TOUS LES MOYENS... Les stops-trottoirs font partie des équipements
les plus demandés et surtout les moins chers. De type chevalet ou panneaux
double-face, ils annoncent l'ouverture directement sur les trottoir. Côté prix,
selon le modèle choisi, la fourchette varie de 80 à 300 €. Cette méthode d'affi
chage peut en outre se décliner dans de multiples variantes. Vous pouvez
également orner votre devanture d'un calicot mentionnant que l'affaire change de
propriétaire. Une formule souvent employée par les bars-restaurants. Vous pouvez
aussi faire passer des spots de publicité dans les cinémas. Une pratique assez
répandue en province ou dans les cinémas municipaux qui ne font pas partie des
grands réseaux. Les tarifs sont encore relativement accessibles et vous
toucherez un public local, pour un tarif pas forcément exorbitant. Un petit fi
lm de trente secondes coûte dans les 6 000 € pour un mois. Un spot de quinze
secondes revient à 4 000 € pour une année dans un cinéma d'une petite ville. Un
plan fi xe de dix secondes vaut de 1 500 à 3 500 € selon la zone de chalandise.
Ce support de proximité est capable d'assurer du trafi c dans un magasin, chez
un coiffeur ou dans un restaurant. Et cette solution est effi cace : sur cent
personnes regardant un message au cinéma, 75 % l'ont mémorisé. La bande FM
accueille des centaines de radios de proximité, qui marient performance et prix
doux. Une campagne de quarante spots de dix secondes coûte en moyenne 1 800 €
sur une radio régionale. C'est une bonne solution à condition de circonscrire
votre communication au secteur géographique correspondant à votre zone de
chalandise. Il faut bien choisir sa radio : éviter, par exemple, de passer une
publicité pour un magasin de fl eurs sur une radio dédiée au sport.
N'oubliez pas le net !
Internet devient incontournable. Même pour les petits commerçants et les artisans.
Cette vitrine virtuelle vous permet de présenter vos produits et/ou vos services. Une
rubrique information renseignera les internautes sur votre actualité. Vous pourrez
également obtenir des contacts directs par courriels. Voire vendre par correspondance.
Côté technique, la réalisation d'un site n'est pas vraiment compliquée. Si vous
avez des talents d'informaticien amateur, vous pouvez le réaliser vous-même. Autre
possibilité : recourir à des sociétés spécialisées. Certaines d'entre elles, qui s'adressent
aux commerçants et aux PME-PMI, pratiquent des prix attractifs, de l'ordre de
2 000 à 5 000 €. Notez également que de grands sites marchands, notamment ceux
dédiés à la vente aux enchères, proposent des sites spécialement dédiés aux commerçants.
Les uns s'en servent pour écouler leurs stocks. D'autres l'utilisent comme une
vraie boutique en ligne. Par ailleurs, la Chambre de commerce de Paris proposent aux
commerçants de les inscrire sur sa lettre d'information. Conçue comme une gazette
de quartier, elle dresse des portraits d'entrepreneurs, annonce des ouvertures et
des événements commerciaux, etc. Ce type de service s'étend progressivement aux
chambres de commerce de toute la France.
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