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L’éclairage : Ce n’est pas un « lux »
Pas de magasin sans éclairage ! Mais attention, pas n’importe lequel... Comme
le souligne le syndicat de l’éclairage et l’Ademe (Agence de l’environnement et
la maîtrise de l’énergie), « la lumière doit avant tout servir l’objectif de
l’exploitant et le confort du client. Chaque solution doit s’adapter au produit,
au type de magasin, à sa taille, à son emplacement et à sa politique commerciale
». Bien conçu, l’éclairage produit effectivement une certaine valeur ajoutée et
participe à l’acte d’achat, encore faut-il connaître quelques règles de
base.
Question d’ambiance
« Avant de s’équiper, l’utilisateur doit prendre en compte deux notions
essentielles d’éclairagisme : le rendu de couleurs et la température de couleur,
observe Jean- Marc Deck, conseiller technique chez Osram. Ces deux données
photométriques sont extrêmement importantes puisque le rendu de couleurs, c’est
la capacité d’une lampe à restituer la couleur réelle des produits
éclairés. » À titre indicatif, celui-ci est exprimé par l’indice de rendu
de couleurs (IRC) dont la valeur référence est 100. Entre 90 et 100, l’IRC est
excellent, entre 80 et 90 il est bon, en dessous de 80 il n’est pas satisfaisant
dans un commerce. « Quant à la température de couleur, elle est à l’origine
de l’ambiance lumineuse », poursuit Jean-Marc Deck. On parle alors de
teintes chaudes (jaune-orangé), de teintes intermédiaires (neutres) et de
teintes froides (blanc-bleuté). « Les magasins de prêt-à-porter sont
notamment des lieux où la lumière et les notions de rendu de couleurs et
température de couleurs jouent un rôle capital puisque le client ne doit pas
avoir de mauvaises surprises lorsqu’il sort de la boutique et observe son
article à la lumière du jour, explique cet artisan électricien qui travaille
essentiellement aux côtés des commerçants. Même chose pour l’alimentation,
l’aspect d’un produit peut énormément varier selon le type de lampe utilisé. On
ne saurait trop recommander à une boulangerie des teintes chaudes – à savoir des
températures de couleur situées entre 2 800 et 3 000 kelvins – alors qu’il est
préférable pour un boucher ou un primeur de choisir des teintes neutres, entre 4
000 et 5 000 K... et de conseiller à un poissonnier des teintes froides. »
Précisons qu’il est primordial pour le confort et les économies d’énergie
d’avoir également recours à des solutions limitant les apports thermiques
directs ou indirects qui diminuent la puissance frigorifi que des appareils de
froid et nuisent à la conservation
des produits.
Un choix lumineux
S’il n’existe pas de recette miracle pour réaliser un bon éclairage, et qu’il
s’agit plutôt d’un équipement au cas par cas, sachez que vous devrez néanmoins
être tout aussi attentif à l’éclairage général de votre magasin – qui permet à
la clientèle de se diriger et de visualiser vos articles – qu’à l’éclairage
d’accentuation qui est utilisé pour créer des contrastes, des ambiances,
valoriser un produit. De multiples possibilités sont offertes aujourd’hui par
les lampes (lampes incandescentes classiques, lampes halogènes, lampes à iodures
métalliques à brûleur céramique, lampes diodes (ou Led), lampes fluocompactes),
les luminaires et auxiliaires électroniques. Des possibilités que ne manqueront
pas de vous présenter les professionnels qui associent de plus en plus
esthétique et performances techniques, et s’attachent à proposer des solutions
économiques permettant de maîtriser la quantité de lumière, les durées
d’allumage et par conséquent les coûts de consommation et de maintenance de
l’installation.
Sophie Gommé-Moreau
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