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Les Chambres de Commerce et d'IndustrieComplexes, la création comme la reprise d'entreprise suscitent généralement de nombreuses questions. Pour y répondre, les chambres de commerce et d'industrie proposent toute une panoplie de dispositifs. À utiliser sans modération.
© CCIP Plus de soixante-six mille : ce sont les demandes, les plus diverses, auxquelles le centre de contact de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris (CCIP) a répondu en 2007. Si le chiffre est conséquent, il n'en reste pas moins que les porteurs de projets (créateurs et repreneurs d'entreprises) sont loin de tous faire appel aux conseils et services fournis par la CCIP. Et c'est bien dommage. « Il est très important qu'un entrepreneur rompe sa solitude », explique Isabelle Amaglio-Terisse, déléguée à la création et à la transmission d'entreprises à la CCIP. « Il est indispensable que le projet puisse bénéficier d'un regard extérieur neutre, bienveillant et expérimenté. » Pour cela, le porteur de projet peut certes s'adresser à une CCI, mais aussi à un réseau, un club, une chambre des métiers... Bref, « avoir recours à quelqu'un dont c'est le métier est un facteur de pérennité », poursuit-elle. Et ce à n'importe quel stade du projet : « la Chambre de commerce et d'industrie peut apporter son aide pour affiner l'idée, préparer le projet, trouver le local, monter un business plan... » S'informer à tout momentUn premier niveau d'intervention de la CCIP consiste à fournir des renseignements à distance. Par téléphone, on pourra obtenir une information d'ordre général comme on pourra bénéficier d'un éclairage sur un sujet pointu. Une plate-forme d'informations juridiques, notamment, est à même de répondre aux questions spécifiques du créateur comme du repreneur et ce, à n'importe quel degré d'avancement de son projet. Les juristes par ailleurs rédigent des fiches pratiques disponibles sur le site internet de la CCIP. Un site « qui vient d'être complètement restructuré et enrichi, indique Isabelle Amaglio-Terisse. Avec notamment des fiches plus techniques ». Par ailleurs, il est possible de se procurer certains documents, comme « des études sectorielles, qui dressent les profils socio-économiques par communes ». Un bon moyen de savoir si le lieu d'implantation choisi est en adéquation avec l'activité exercée. Autre exemple, quand le porteur de projet commence à faire du marketing, il peut obtenir auprès de la CCIP des fichiers d'entreprises du secteur qui le concerne. Des formations adaptéesBien souvent, il est tout à fait opportun d'établir un contact plus personnalisé avec un conseiller création ou reprise d'entreprise. Celui-ci répondra à tout type de question, par téléphone, par mail ou de visu. « Le conseiller est confronté aux cas de figure les plus variés », explique la déléguée à la création et transmission d'entreprises de la CCIP. « Quand le projet n'est pas structuré, que tous les aspects ne sont pas développés, il oriente la personne. Il est parfois nécessaire de décrypter les vrais besoins du porteur de projet, auquel il manque éventuellement des clés méthodologiques. » Pour mettre tous les atouts de son côté, le futur chef d'entreprise pourra également suivre une ou plusieurs formations. La CCIP en propose tout un éventail, allant de la « formation action » très courte et très ciblée (par exemple, « aménager son point de vente ») à la formation technique spécialisée, sous forme de modules de deux à quatre heures, traitant de la reprise d'un fonds de commerce, ou encore du recrutement du premier salarié... « Les rendez-vous individuels et les formations sont complémentaires », insiste Isabelle Amaglio-Terisse. Les clés pour entreprendreSi chaque CCI a ses spécificités, toutes ont un dispositif minimal commun, gratuit. « Les CCI proposent des réunions d'informations générales de trois ou quatre heures, qui passent en revue tous les aspects de la création et de la reprise d'un commerce, précise Isabelle Amaglio-Terisse. En Île-de-France, ces réunions se déroulent tous les quinze jours, voire toutes les semaines. Elles génèrent une grosse fréquentation. En plus de cette réunion, les personnes intéressées peuvent bénéficier d'un premier entretien gratuit avec un conseiller de la CCI. » Toutes les CCI proposent aussi un module intitulé « 5 jours pour entreprendre », une formation « normée, dont les attendus sont les mêmes dans toutes les Chambres de commerce et d'industrie du territoire. On balayera tous les aspects de la création d'entreprise, en abordant par exemple la façon de réaliser une étude de marché, en proposant une initiation à l'économie numérique, à l'établissement de prévisions financières. Le choix du régime juridique de l'entreprise, le statut du dirigeant sont également étudiés, tout comme les premiers pas de la jeune entreprise ». Si les sujets abordés sont déterminés, en revanche, c'est une véritable interactivité qui se met en place entre le formateur et les participants, en fonction de leurs profils. Pour participer à un tel stage, il en coûtera au maximum 180 € à l'intéressé. En effet, si les formations sont payantes, leur coût ne doit pas constituer un obstacle pour l'entrepreneur. « Il existe diverses possibilités de subventions, poursuit la déléguée à la création et la reprise d'entreprises à la CCIP. Dans certains cas, par exemple, ça peut être la Région qui prend en charge une partie des frais. » Comme pour les formations du programme CAP Entreprise, agréées et largement prises en charge par la région Île-de-France. Pour les repreneurs aussiLa Chambre de commerce et d'industrie de Paris organise par ailleurs un stage similaire, mais consacré à la reprise d'entreprise, et baptisé « 5 jours pour reprendre ». « Beaucoup de Chambres de commerce ont mis en place un dispositif dédié à la transmission d'entreprises, rappelle Isabelle Amaglio-Terisse. Depuis dix ans, les chambres franciliennes ont fait évoluer les dispositifs. Le réseau «Passer le relais» propose ainsi de nombreux produits. » Comme cette « journée régionale de la transmission », qui s'est déroulée en novembre, et qui a permis au public concerné de rencontrer des conseillers, des professionnels de la transmission, et de participer à des ateliers, tables rondes, etc. De quoi glaner des informations, prendre un premier rendez-vous, et se sensibiliser aux problématiques du projet. Autre dispositif francilien, le programme d'accompagnement CAP Entreprise. Destiné notamment aux porteurs de projets avancés ou de reprises d'entreprise, aux dirigeants d'une jeune entreprise (moins de quatre ans), « il associe le diagnostic, la formation, le conseil et le suivi, développe Isabelle Amaglio-Terisse. Un bilan du projet est réalisé lors de l'inscription, de façon à en apprécier la faisabilité. Cela permet d'identifier telle ou telle faiblesse, liée à une compétence à renforcer ». Ainsi, un programme de formation adapté aux besoins des candidats retenus peut leur être proposé. Par ailleurs, CAP entreprise comporte un volet dédié au commerce. Mais quel que soit le projet, création ou reprise, il sera d'autant plus viable que le futur chef d'entreprise en aura anticipé tous les aspects.
M.-H. Pouplot © bureaux-commerces.com - 1 déc. 2008
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