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Les associations de commerçantsLa France compte six mille deux cents associations de commerçants. Et c'est peu ! Véritables partenaires du développement local, elles sont pourtant indispensables. Alors pourquoi et comment les rejoindre ? Suivez le guide.
© Marc Loiseau Si certaines villes, très dynamiques, abritent plusieurs associations de commerçants, la grande majorité des communes françaises ne dispose d'aucune structure. Et pourtant ! Leurs missions sont essentielles : défense des intérêts communs, représentation auprès des collectivités, animation commerciale, mutualisation des moyens ou encore force de proposition pour le développement local. « Une association regroupe les commerçants, les artisans et les prestataires de services, sous couvert de la loi de 1901 », précise Jean-Luc Pinson, directeur prospective et développement au Cefac (Centre d'études et de formation des assistants techniques du commerce, des services et du tourisme). « Ce club du rez-de-chaussée, sourit-il, est aujourd'hui bien organisé et de plus en plus professionnalisé. » Les missions des associations de commerçantsLes associations de commerçants ont en charge de défendre les intérêts locaux (largeur du trottoir, ramassage des ordures...), et assurent une mission de représentation auprès des CCI, des banquiers ou des collectivités territoriales. Elles gèrent la promotion, la communication et la publicité collective. Leur champ d'intervention s'élargit sans cesse avec, par exemple, l'organisation de la livraison à domicile, un service de gardiennage de colis, la réalisation d'un kiosque (point de renseignements sur l'ensemble des commerces de la ville)... « Certaines associations se comportent comme des centrales d'achat, poursuit Jean- Luc Pinson, pour les dépenses non liées directement à l'activité commerciale, comme les ramettes de papier, les cartouches d'encre... ». La révolution numérique passe encore par leur biais. S'il n'est pas facile de créer son site Internet seul, profiter d'une structure commune est simple et bien plus économique. La même logique est appliquée à la publicité, avec l'achat d'espaces communs dans les journaux locaux. « Cette multiplication des tâches entraîne une professionnalisation des associations, constate Jean-Luc Pinson, et si les commerçants sont toujours à l'origine des idées, ils en confient la mise en oeuvre à des permanents qui assurent la gestion au jour le jour. » Dernière grande évolution : les associations sont devenues de véritables partenaires en développement local. « Ce sont elles qui proposent de nouveaux horaires de livraison ou poussent à la réflexion sur l'aménagement commercial, confirme Jean-Luc Pinson, puisqu'elles sont sur le terrain et directement impliquées. » L'union fait la forceLes associations de commerçants se sentiraient-elles boostées par la crise ? « Si à l'origine leur rôle était d'organiser une grande fête commerciale par an, les choses ont changé avec l'arrivée des grandes surfaces, rappelle Jean-Luc Pinson, et c'est pour les contrer que les associations ont mis en place un programme équilibré et complet de manifestations. » Elles ont ensuite développé leurs axes de communication à grand renfort de tracts, de publicités et de sites Internet. Aujourd'hui, la priorité est mise sur les services à destination des consommateurs d'une part, et des commerçants adhérants d'autre part. « Il s'agit d'une période clé pour les associations, explique Jean- Luc Pinson, qui se sont constituées et évoluent lorsque la situation est délicate : hier pour lutter contre les grandes surfaces, aujourd'hui pour faire face à la crise. » Et à plusieurs, on est toujours plus forts ! Adhérer ou créer« Une bonne association sait qu'un nouveau commerçant arrive en ville, raconte Jean-Luc Pinson, et c'est elle qui prend l'initiative de le contacter et de l'accueillir. » Si après votre installation, personne n'est venu vous voir, appelez-les ! De nombreuses places sont généralement disponibles dans les bureaux. « Au départ, conseille Jean-Luc Pinson, on peut intégrer une commission spécifique qui traite de sujets que l'on connaît et qui nous intéressent. » Mais que faire lorsqu'on ouvre un magasin dans une ville dépourvue d'association de commerçants ? Créez-en une ! Dans la plupart des chambres de commerce et d'industrie et des chambres de métier, des conseillers dédiés peuvent vous aider pour la rédaction des statuts, les formalités d'inscription, le montage des budgets, la gestion... « Grâce aux retours d'expériences et à leurs compétences, ces conseillers vous feront gagner du temps », précise Jean-Luc Pinson. Lancez-vous !
M. Honore © bureaux-commerces.com - 2 févr. 2009
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