Une bonne protection sociale
Les prestations sociales ne sont pas réservées aux salariés. Les chefs
d’entreprise peuvent aussi en bénéficier. À condition de choisir un statut
juridique qui le permette dès la création de l’activité.
Le régime social du dirigeant
Le chef d'entreprise relève soit :
- du régime de protection sociale des travailleurs salariés,
- du régime de protection sociale des travailleurs non salariés.
Vous serez rattaché au régime des travailleurs non salariés si vous
optez pour le statut d’entreprise individuelle, celui d’une entreprise
unipersonnelle à responsabilité limitée (EURL) ou celui de gérant majoritaire
d’une société à responsabilité limitée (SARL).
Vous dépendrez du régime de travailleur salarié si vous préférez le
statut de gérant minoritaire d’une SARL ou celui d’associé d’une société en nom
collectif (SNC).
Attention ! N’oubliez jamais que c’est le statut
juridique choisi lors de la création de l'entreprise qui conditionne le régime
social.
Le statut de travailleurs salariés (TS)
Avantages
Les prestations sont bonnes. Notamment en ce qui concerne le remboursement
des frais de santé, le versement d’indemnités journalières en cas d’arrêt de
travail pour maladie, la maternité ou les accidents du travail. La retraite
complémentaire est également plus importante.
Inconvénients
Ce statut est 40 à 50 % plus coûteux que celui de non salarié. Les charges
sociales peuvent représenter un coût difficile à supporter pour une petite
entreprise qui démarre.
Affiliations obligatoires
- Les assurances maladie-maternité, les allocations familiales, les
accidents du travail. Le paiement des cotisations patronales et salariales
est effectué par la société auprès de l'Urssaf.
- La retraite complémentaire. L’affiliation se fait auprès d'une caisse de
retraite de cadres
- La Prévoyance, etc
Début d’activité
Les cotisations sont dues à compter du versement de la première rémunération.
La première année, les cotisations sont calculées proportionnellement au salaire
alloué.
Renseignez-vous ! A certaines conditions, les salariés
créateurs d'entreprise peuvent être exonérés de charges sociales (patronales et
salariales) pendant un an.
Le régime des travailleurs non salariés ( TNS)
Ce statut est moins coûteux en terme de charges sociales. Mais il est moins
avantageux en prestations. Il ne permet pas de bénéficier d’une assurance
chômage. Cependant les non salariés peuvent cotiser à une assurance
complémentaire.
Début d’activité
Toutes les échéances ne tombent en même temps.
Les cotisations sont dues à compter :
- de la date du début d'activité pour l'assurance maladie-
maternité, les allocations familiales, l'assurance vieillesse des artisans
et des commerçants en entreprise individuelle,
- de la date d'immatriculation de la société pour les dirigeants de
sociétés.
- du premier jour du trimestre suivant le début de l'activité pour
l'assurance vieillesse des professions libérales.
Attention !
En l’absence de revenus professionnels de référence, les cotisations
provisionnelles sont calculées sur une assiette forfaitaire la première année.
Comptez en moyenne :
- 3 032 euros pour le régime des commerçants
- 3 488 euros pour le régime des artisans
- 2 971 euros pour les professions libérales.
Les cotisations de la retraite complémentaire et de l'invalidité-décès sont
versées à titre définitif.
Aucun appel de cotisations avant un délai de trois mois.
Important !Grâce à la loi pour l'initiative
économique, le créateur d'entreprise peut demander à ne pas payer de cotisations
sociales provisionnelles ou définitives pendant la première année de son
activité. Il peut aussi bénéficier d'un paiement échelonné des cotisations
définitives sur une période maximale de 5 ans, à hauteur de 20 % au minimum par
an.
Un interlocuteur unique ( RSI)
Depuis le 1er janvier 2008, le régime social des indépendants (rsi) est
l'interlocuteur social unique des industriels, des commerçants et des artisans.
il réunit la canam, l'organic et la cancava.
Sa mission : prélever l’ensemble des cotisations et des contributions
personnelles du chef d’entreprise (y compris la CSG, la CRDS, les cotisations
sociales pour les allocations familiales) et verser les prestations maladie et
retraite. L’assuré reçoit ainsi un seul avis d’appel regroupant toutes les
cotisations dont il devra s’acquitter pour sa protection sociale.
À noter : les cotisations sont calculées sur la base
de vos revenus professionnels. Mais lors du démarrage de votre entreprise, vos
revenus ne sont pas connus. Les cotisations que vous devrez payer seront
calculées selon une base forfaitaire. Trois mois après le début de votre
activité, ces cotisations devront être réglées. Mais vous pourrez demander un
report et un étalement du paiement.
La protection sociale du conjoint
Si votre conjoint participe régulièrement à votre activité, il doit choisir
un statut (loi du 2 août 2005).
Pour bénéficier du statut d’associé, le conjoint du gérant majoritaire d’une
SARL doit être associé et participer à l’activité. Il relève du régime des
travailleurs indépendants.
Pour avoir le statut de collaborateur, l’entrepreneur doit avoir choisi
l’entreprise individuelle, l’EURL ou être gérant majoritaire d’une SARL. Le
conjoint ne doit pas être rémunéré pour cette activité. Il bénéficie
gratuitement des prestations du régime des professions indépendantes. Il cotise
aux assurances vieillesse, invalidité-décès.
Pour avoir le statut de salarié, il doit exercer une activité à titre
professionnel et habituel et percevoir un salaire correspondant à la
qualification de l’emploi occupé. Le conjoint relève alors du régime
général.
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